J'ai bien dû regarder cette vidéo 5 ou 6 fois. Bon, ok, plutôt 27 ou 30. Et je ne pense pas avoir ri une seule fois, parce que j'étais trop occupée à être magnetiséehallucinéefascinée par le réalisme de chaque mimique, chaque syllabe et chaque respiration.

 

Alexandre Astier - La Physique Quantique (entier et sous-titré)

Parfois on fait des choses qui nous glissent dessus et n'ont pas l'air de laisser beaucoup de traces, mais mon diplôme en histoire est vraiment quelque chose que je trouve fondateur et une grande part de mon identité.

J'ai d'autres diplômes (donc un qui me sert un peu au quotidien vu que c'est mon Certificate in Education, mon Capes briton, quoi), mais finalement -peut-être parce que c'est encore trop frais- ça m'a moins marquée.

Ah, si, peut-être, cette médaille de judo obtenue quand j'avais 8 ans. À la fin de l'année on avait fait une mini compétition devant les parents. On était par groupes de trois, j'avais fini troisième.

C'était dur, j'avais eu l'impression de tomber sur deux filles enragées et mon sens de la compétition alors inexistant n'avait pas fait long feu. Toute l'année on n'avait fait que s'entraîner, quand on se "battait" à deux c'était uniquement pour apprendre les prises, alors je crois que je n'avais même pas compris ce que j'étais censée faire le jour de la compétition finale.

Toujours est-il qu'on avait tous reçu une médaille et que je crois que je l'ai toujours quelque part dans une boîte, passée dans un fil de scoubidou orange pour pouvoir la porter en collier.

Car j'ai toujours eu beaucoup de goûts.

Pour en revenir à la vidéo, je n'ai peut-être jamais étudié la physique quantique (alors que ça a l'air festif comme tout) mais chaque parcelle de description de l'enseignement supérieur y est tellement bien décrite, je couine.

"L'art c'est décrire l'ineffable", avait dit mon prof de lettres en troisième. Le décrire, le jouer, le crier, le rouler par terre aussi, finalement.