(Petite note de début: je galère très fort à poster depuis mon téléphone, je n'arrive pas à faire de liens et charger une photo prend des heures. Quand je rentrerai à Londres je reviendrai indiquer les bonnes adresses, avec lien vers les sites internet et des plans de New-York un peu plus jolis que ça)(promis, juré, craché, ptoui).
Mardi, midi:
Être réveillée depuis 6h15 et ne partir de chez moi que maintenant? C'est possible...
Pluie+froid+j'ai pas pris de manteau parce que je pensais qu'il ferait bon en mai+grosse fatigue+hier c'était cool mais je me suis endormie à minuit ont fait que ce mardi sera en mode ralenti.
12h45:
Le métro de NY est la 11e plaie d'Égypte je pense. Là, on est bloqués comme des lampions à 20 mètres sous terre et même si le chauffeur crachote des explications dans le micro c'est toujours aussi relou. Fière de moi, j'arrive à comprendre tout ce qu'il dit. Ce qu'il dit surtout, c'est que j'ai intérêt à descendre au prochain arrêt, même si c'est celui d'avant ma destination, parce qu'après ça va être l'Enfer de Dante durant un jour sans.
Je ne me fais pas prier et sors à l'air libre. Et me fais saucer la djeule. Mais alors bien, hein.
J'ai faim, j'ai froid, il pleut dans mes baskets, mes chaussettes font floc floc, la tristesse est totale.
Alors que je suis en train de me perdre dans une rue non indiquée je vois un couple de gens un peu âgés qui regarde un menu. Je regarde ce qui se trouve derrière ledit menu: une bien jolie devanture de troquet festif.

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Moi, j'ai une théorie: si tu veux manger un truc bon il faut regarder à travers la vitrine et faire la moyenne d'âge des gens présent. Plus il y a de vieux, plus ça a de chances d'être delicieux, parce que les jeunes ça peut manger du carton bombé à la peinture dorée, mais après un certain âge on se méfie.
Je lève alors les yeux vers l'enseigne: The Grey Dog. 
Tout cela m'inspire confiance: je passe la porte
13h12:
Joie, bonheur, country music et frites, peu de mots peuvent décrire comment je me sentais à ce moment-là​, et je viens justement de les utiliser.
J'ai mon app Mapstr bourrée de bonnes adresses trouvées dans des guides ou sur la toile, mais rien ne peut me rendre plus heureuse que de découvrir un chouette coin moi-même.
Ce petit café à la musique un peu trop forte et aux frites méga croustillante, avec son poster "Willie Nelson for President" et le reste de sa déco uniquement kitsch et pleine de chiens, je le conseille très fort.

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J'y ai englouti les plus chouettes toasts à l'avocat de ma jeune vie, et j'ai commencé ma grande série de photo "tu l'as vu mon Dalma en peluche" que je compte bien poursuivre encore un peu..
Le reste de la journée ne fut pas très flambant, il faisait tellement froid et mauvais que je me suis réfugiée dans des magasins pour passer le temps. À "Fishs Eddie", un magasin de trucs pour la maison que j'avais découvert la dernière fois et que j'adore. Tout y est beaucoup trop cher et inutile, mais moi la vaisselle c'est ma grande passion. J'ai même acheté un pot bleu qui ne sert à rien, parce qu'il était en extra solde à $5. Parfois, je me fatigue toute seule.

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J'ai perdu un peu de temps à la librairie Barnes&Noble aussi, mais tout ce que j'ai acheté c'est une carte postale pour mes Papa/Maman et je suis désolée les gens, mais il s'avère que ce voyage à New-York correspond avec ma plus grosse crise de décroissance à ce jour, je n'arrive pas à faire de shopping, tout est vain et je ne vous rapporte que dalle.
Un truc, d'ailleurs, m'a fait un peu réfléchir.
Il y a 12 ans j'étais à Florence avec ma famille, et j'avais acheté un petit set de papeterie dorée sur tranche parce qu'il semblerait que le papier à lettres joli soit une spécialité de cette partie-là de l'Italie.
Ce set, bien trop chouette pour être utilisé, dort depuis 12 ans sur mon bureau.
Ce set, il est là sous les yeux, à Union Square en plein coeur de New-York.

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Acheter de la papeterie florentine quelque part du côté du Flat Iron District? Manger au burger au McDo de Firenze (car c'est mon frère qui m'y avait trainée)? J'aurais donc fait les deux.
C'est encore un peu flou dans ma tête, mais ça m'aura beaucoup fait avancer sur le chemin du "j'arrête d'acheter des trucs, parce qu'à la fin ça ne sert plus à rien".