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Natural History Museum - NYC - 2017

"À la Sainte Luce, les jours croissent du saut d'une puce" dit le proverbe.

"Mouais bof", je réponds. La sainte Lucie c'est le 13 décembre, hein.
Et en vrai moi je vis dans le noir, sous l'épaisse couche nuageuse (et polluée) londonienne il fait nuit à 16h et je ne vois pas la différence avant le mois de février.
J'ai la chance d'avoir une fenêtre dans ma chambre (mine de rien, ça existe les chambre louée qui n'ont même pas de fenêtre). Le problème c'est que le soleil la frappe de plein fouet pendant genre 20 minutes le matin très tôt et après disparaît. Il fait froid et sombre chez moi, alors ça m'a beaucoup fait réfléchir à la lumière.
D'abord, dès que je me lève, j'ouvre en grand les deux rideaux (pas de volets en Britonnie, je rappelle, je dors avec un masque parce que même les rideaux en suédine laissent passer tout le jour).
Puis le soir et surtout en hiver, dès que cette lumière tiède de chien et loup ternit, je ferme tout, et lance l'opération bougie.
Si je ne suis pas en train de ranger ou travailler, si je n'ai pas besoin de mon plafonnier je l'éteinds. J'allume ma lampe de chevet, une guirlande LED et une mini-lampe de bureau. Avec, les jours où je me sens trop youhou, deux ou trois bougies chauffe-plats.
(Ok, j'avais dit qu'on n'achetait rien pendant ce calendrier, mais là je veux parler des petits bougies chauffe-plat à 3 euros les 100 chez Casa/Hema/Ikea).
Bon, d'accord, je me moque un peu, mais mine de rien j'ai l'impression de passer une soirée spéciale, de prendre du temps pour moi, limite d'être en plein trip feelgood.
On a besoin du soleil sur notre peau pour fabriquer de la vitamine D (c'est pour ça que le Briton est bête et vote pour le Brexit: c'est parce qu'il manque de vitamine)(alors que dans le Sud, quand on vote pour le Front National c'est sans pouvoir blâmer notre cerveau mou)(ah ben zut en fait).
Mais il y a aussi de vrais articles scientifiques qui expliquent l'influence de la lumière sur notre moral.
A noter: il s'agit ici de lumière naturelle, ce que je raconte est donc différent, mais je trouve que ça aide quand même.
La lumière écrasante d'un plafonnier c'est vraiment dur, à la longue. Déjà, enrouler l'ampoule dans une grosse boule japonaise en papier aide pas mal. Mais c'est surtout multiplier les points lumineux qui change vraiment les choses. On peut avoir une ambiance très lumineuse, claire, avec des spots tournés vers un mur blanc par exemple (ça diffuse la lumière alors que si le spot reste dirigé vers le centre de la pièce il perd en intensité). On peut avoir des petits lumières tamisées et plus intimes si on préfère.
A la fin d'une journée passée à courir partout comme un lapin peureux, dans le métro et sous les néons, moi ça me calme tellement. 

Benny Goodman ~ If I had you