mercredi 20 décembre

Créer

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Metropolitan Museum - NYC - 2017

Il n'y a pas grand chose qui me met plus hors de moi que lorsque les gens disent "je ne suis pas créatif". Je ne suis pas énervée contre la personne en question, non. Je suis énervée contre la société en général qui juge et met les gens dans des catégories pour toujours.

En tant que prof je suis bien placée pour voir que ça commence dès l'école, que j'ai des élèves de 11 ans qui savent déjà si elles sont nulles en maths, bonnes en sport ou douées en cuisine.
C'est très très très agaçant.
Surtout quand c'est un parent qui me sort une des phrases sus-citées, et que tout ce que je voudrais c’est lui jeter un chameau mort à la tête. (Je dis ça parce que je pense que le chameau mort n'est pas dans le code pénal, sur un malentendu ça pourrait me faire acquitter).
Il y a tellement de façons d'être créatif.
Créer ce n'est pas nécessairement fabriquer un objet. On créé avec son corps, avec sa voix, on chante, on danse, on parle, on raconte, on charme, on enchante.
Créer ce n'est pas nécessairement repeindre la chapelle Sixtine (puis bon, ça a déjà été fait, alors quel intérêt).
Créer c'est parfois repeindre sa salle de bain, c'est choisir la bonne teinte de carreau, c'est finir un ourlet de rideau, c'est choisir la bonne écharpe, c'est emballer un cadeau, c'est dresser une table, c'est arranger un bouquet.
C'est petit mais ça laisse une trace, c'est faire un geste que quelqu'un d'autre n'aurait pas fait, aurait mieux fait, aurait moins bien fait, aurait fait différemment, tout simplement, et c'est de cette différence que naît le propre de la création.
Les Anglais disent "practice makes perfect", nous on dit "c'est en forgeant qu'on devient forgeron". L'idée c'est que personne n'est venu au monde en sachant chanter l'opéra, et que même si tu es atteint de cette dure malédiction qui consiste à chanter faux comme une casserole tout en t'entendant chanter hyper juste, quand bien même tes voisins et ta famille essaieraient régulièrement de t'étouffer avec un oreiller quand tu souhaites pousser la chansonnette, ben tu peux quand même continuer à chanter tranquille sous ta douche, et n'oublies pas que tu peux toujours te mettre au ukulélé.
Car la création c'est un truc vaste.
On peut avoir été bon dans un domaine étant petit, puis en découvrir un autre sur le tard. On peut redécouvrir quelque chose qui nous avait pourtant déplu. Certaines activités reviennent à la mode (le tricot c'est classe et c'est hipster) d'autres attendent leur heure de gloire j'en suis sûre (comme la broderie au point de croix, que je kiffe mais en me cachant, parce que c'est vraiment trop pas fashion).
Si on se sent mal à l'aise, autant commencer avec un guide. Autant commencer avec un peu de coloriage, avant de faire du dessin plus libre. Autant regarder des tutos Youtube bien au chaud dans son salon, autant s’entraîner pendant quelques mois avant d'oser pousser la porte d'un cours dessin. Il y a énormément de livres et de ressources internet pour les loisirs créatifs.
Et si tu souhaites te mettre à l'origami à 85 ans c'est ton droit le plus strict.
Parce que dans le genre trucs qui m'énervent VELU, le fait que faire joujou avec des couleurs serait réservé aux enfants se pose un peu là.
Maintenant, hypothèse: tous les lundis tu prends un crayon, un post-it, et tu fais un petit dessin. On est d'accord que les premières fois risquent d'être un peu bancales, non?
Tu as commencé le 1er janvier et on est maintenant en mars. Tu ne penses pas que tu commences à maîtriser? En mai, on est d'accord que tu vas virer le post-it et crayonner en plus grand? En septembre tu feras évidemment des illustrations couleur. En décembre tu concurrenceras complètement ma collection de cartes de Noël.
Bon, ok, cet exemple était mal choisi ET JE T'INTERDIS DE FAIRE CELA.
Tu vas me poser ce crayon bien doucement et tu vas faire ce que je te dis.
Tous les mercredis tu vas revenir sur ce blog (il y aura des mini-croissants)(peut-être) car il y aura surtout une activité créative par semaine.
Toi et moi on va sculpter un nouveau parthenon, remettre des couleurs à Mona Lisa, et écrire la quatorzième symphonie de Beethoven.
Et pour être sûr de ne rien rater, je rappelle juste que j'ai une newsletter (si tu lis mon blog en "version mobile" c'est  dans le menu déroulant en haut à gauche, si tu le lis en "version classique" entre ton adresse mail en haut de la colonne de droite et clique sur "m'abonner")(si tu es complètement perdu(e) demande et je vais t'aider) à laquelle tu peux t'inscrire pour recevoir le lien vers ma note du jour dans ta boite mail. 
Alors, deal?

Benny Goodman Quartet - Whispering

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mardi 19 décembre

Voyager

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 Coney Island - 2017

Je pense que presque tout le monde aime voyager. Il y a beaucoup de voyages différents, tant au niveau des destinations possibles que de l'organisation, mais je trouve que c'est avec qui on part qui peut tout changer.

Je ne suis allée en Espagne qu'une seule fois dans ma vie, mais j'étais entourée de gens tellement désagréables que j'en suis repartie avec un dédain furieux pour la destination. Et franchement c'est dommage, parce que l'Espagne c'est quand même un pays de ouf, une culture tellement riche et différente, j'ai hâte d'y retourner un jour dans de meilleures conditions.
Voyager seul(e), c'est différent. Et c'est de ça dont je souhaitais parler aujourd'hui.
Ce n'est pas comme être seul(e) au quotidien. Perso je vis seule, je suis vaguement asociale aussi, j'ai des amis proches que je vois finalement assez rarement, j'ai surtout beaucoup de collègues et énormément d'élèves qui me pompent l'air me prennent pas mal d'énergie, et ma façon de me ressourcer c'est de rentrer vite-fait à la maison, de fermer la porte derrière moi et de souffler enfin.
Le silence, la solitude, l'obscurité des petites bougies. 
Le bonheur, quoi. 
Le seul truc qui me rend triste c'est de ne pas pouvoir avoir d'animaux de compagnie chez moi: je ne peux donc pas parfaire ma transformation en mémé à chats VU QUE JE N'AI MÊME PAS DE CHATS. 
*scandale*
Mais revenons-en au thème du jour: voyager en solitaire.
En septembre dernier je me suis organisé un petit weekend en dehors de Londres, j'étais très contente. Je suis partie samedi matin, j'ai fait un peu plus d'une heure de train et me suis retrouvée à Oxford vers 11h. J'avais réservée une nuit dans un AirBnB (j'avais trop mal choisi d'ailleurs, un jour je publierai une petite note pour être sûre que personne ne fasse les mêmes erreurs que moi) et je savais que je reprenais le train le dimanche vers 18h.
Entre les deux, j'ai parcouru le centre d'Oxford dans tous les sens, j'ai visité les jardins botaniques, le musée d'histoire naturelle, une boutique de bonbons, deux restaurants et à peu près tous les collèges que j'ai pu. (En fait Harry Potter c'est juste un documentaire sur la vraie vie des étudiants d'Oxford et de Cambridge, qui sont réellement recouverts de capes, mangent réellement assis à de longues tables avec leurs profs qui les regardent depuis une estrade, et dorment réellement dans des petites chambres situés en haut d'escalier en pierre)(on ne m'ôtera pas de l'idée que tout cela est bien CHELOU).
Voyager seul(e) ça permet de penser. De penser trop, aussi, parfois, et de faire le point sur ce qui va comme sur ce qui ne va pas.
Encore une fois ce ne doit pas être une question de budget. Tant mieux si tu peux te payer une semaine dans un hôtel spa de luxe en Italie! (Et si tu peux me prendre avec toi c'est encore mieux, t'sais).
Mais s'il y a bien quelque chose que j'adore c'est partir de chez moi le matin bien tôt, me choisir une destination pour la journée, avoir mon sac à dos rempli des essentiels du baroudeur (mouchoirs, pique-nique, carnet et stylo, lunettes de soleil et parapluie) histoire de bien me sentir comme Indiana Jones et vamonos.
Bien sûr quand j'étais à Oxford j'ai dépensé quelques sous, mais pas tant quand on considère que les trois quarts des activités étaient gratuites, et que je n'ai vraiment payé que pour le logement, la nourriture et les jardins botaniques (£5). (Je n'aime pas trop trop le shopping en fait)(bon, j'ai rapporté deux/trois cartes postales pour la famille et encore).
Surtout, après avoir été vendeuse puis étudiante pendant 5 ans à Londres, je suis un peu la spécialiste des activités gratuites mais trop cools quand même. Et il y a de fortes chances pour que ta ville édite un journal avec les activités du mois, et sinon internet regorge souvent de ce genre de bons plans.
Quand bien même tu serais l'héritier de la troisième fortune de France laisse-moi te dire que le gratuit c'est bien, le gratuit c'est important. Visiter les marchés, les parcs, les expos, les galeries, se balader dans différents quartiers, avoir le réflexe de lever la tête pour découvrir tous ces détails architecturaux qui nous échappent, profiter des attractions que nos villes mettent en place, c'est tellement plus agréable.
Maintenant que je suis prof je gagne bien mieux ma vie, mais je reste vaguement effrayée par ces gens qui ont l'air de trouver normal de bosser comme des dingues toute la semaine pour ensuite claquer du vendredi soir au dimanche. Sortir du boulot et rejoindre des amis pour un premier verre, aller au cinéma, s'engouffrer dans un restaurant, trouver un autre endroit pour un autre verre, tenter un club, peut-être un deuxième, et recommencer le lendemain, pour ensuite enchaîner avec un brunch et un café le dimanche. Je connais des gens comme ça, et je suis toujours vaguement incrédule quand ils me racontent leurs soirées en ayant l'air d'avoir trouvé ça BIEN. Je ne juge pas, hein, je dis juste que lorsqu'ils me proposent de venir j'ai piscine.
Voyager seul(e), voyager gratuit, partir pour la journée, oublier le téléphone, ou ne l'utiliser que pour les photos, redécouvrir sa ville, son coin de campagne, avoir un peu mal aux jambes après et dormir mieux le soir. Puis recommencer.

Sidney Bechet - Si tu vois ma mère

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lundi 18 décembre

Méditer

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Metropolitant Museum - NYC - 2017

Je ne savais pas vraiment ce qu'était la méditation, pour moi c'était être assis en silence et faire le vide dans sa tête en ne pensant à rien. Alors que pas du tout.

Il s'avère qu'en ce moment la pleine conscience (ou mindfulness) est mise à toutes les sauces, et c'est peut-être une bonne chose. Ce n'est pas exactement la même chose que la méditation mais on s'en rapproche.

Que la personne qui te prend le chou en ce moment soit ton chef colérique, ton gamin de deux ans qui vient de découvrir le mot "non", ta belle-famille qui se croit réellement indispensable, plutôt que de porter leurs crises de nerfs et leur agressivité sur tes épaules, il semble bien que s'il n'y a qu'une chose qui peut t'aider à t'extraire de tout ça et à retarder l'ulcère c'est ce nouveau non, en fait hyper vieux concept de méditation.

Pas besoin d'être un moine, pas besoin de s'habiller en orange, pas besoin de manger bio, pas besoin de voter à gauche: la pleine conscience c'est pour tout le monde dis-donc.

Bon, je ne suis toujours pas sûre de ce que c'est, zero niveau d'expertise ici, mais apparament la méditation c'est (aussi) un ensemble de techniques, à apprendre, à expérimenter, à pratiquer, à améliorer.

L'idée c'est vraiment que le cucul ça se muscle en allant faire du sport, et l'esprit ça se renforce aussi en s'entrainant régulièrement.

Malheureusement, je suis loin d'être régulière dans ma pratique, l'app dont je vais parler aujourd'hui propose des séances de dix minutes et même là on dirait soudain qu'on me demande la lune.

Cela dit, ce n'est pas parce que je suis une grosse nulle que vous devez l'être aussi, et si ma note de blog pouvait convaincre ne serait-ce qu'une personne de télécharger cette app et de découvrir une façon nouvelle d'être un peu plus serein alors ce serait fabuleux.

L'app s'appelle Headspace, elle est gratuite, pour Android et ios, elle n'est disponible qu'en anglais, par contre, et il faut vraiment bien le comprendre pour pouvoir se laisser guider (et bercer) par les paroles du type qui parle. Il me semble qu'avec un anglais hésitant qui demanderait beaucoup d'effort de compréhension ça gâcherait tout.

La seule façon de le savoir reste quand même de tester...

Les dix premières séances sont gratuites, et le restent ensuite, donc on peut tout aussi bien se concentrer sur ces dix séances pendant quelques temps avant de vouloir payer. Bon à savoir: on trouve pas mal de codes de réduction sur internet...

Si là tu te dis "non mais quel plan en bois son truc, tels 90% des Français je ne parle pas du tout l'anglais, pfiou la la qu'est-ce que j'en ai marre des bilingues", déjà je m'excuse, mais ensuite j'espère avoir éveillé ton intérêt, et n'hésite pas à te renseigner, parce qu'internet fleurit d'articles sur la méditation, avec plein de conseils et de séances guidées. 

Juste pour pouvoir, enfin, arrêter de porter toute la pression des autres sur tes épaules.

COLEMAN HAWKINS, BENNY CARTER & DJANGO REINHARDT - Out Of Nowhere

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dimanche 17 décembre

Illuminer

photo 4

Natural History Museum - NYC - 2017

"À la Sainte Luce, les jours croissent du saut d'une puce" dit le proverbe.

"Mouais bof", je réponds. La sainte Lucie c'est le 13 décembre, hein.
Et en vrai moi je vis dans le noir, sous l'épaisse couche nuageuse (et polluée) londonienne il fait nuit à 16h et je ne vois pas la différence avant le mois de février.
J'ai la chance d'avoir une fenêtre dans ma chambre (mine de rien, ça existe les chambre louée qui n'ont même pas de fenêtre). Le problème c'est que le soleil la frappe de plein fouet pendant genre 20 minutes le matin très tôt et après disparaît. Il fait froid et sombre chez moi, alors ça m'a beaucoup fait réfléchir à la lumière.
D'abord, dès que je me lève, j'ouvre en grand les deux rideaux (pas de volets en Britonnie, je rappelle, je dors avec un masque parce que même les rideaux en suédine laissent passer tout le jour).
Puis le soir et surtout en hiver, dès que cette lumière tiède de chien et loup ternit, je ferme tout, et lance l'opération bougie.
Si je ne suis pas en train de ranger ou travailler, si je n'ai pas besoin de mon plafonnier je l'éteinds. J'allume ma lampe de chevet, une guirlande LED et une mini-lampe de bureau. Avec, les jours où je me sens trop youhou, deux ou trois bougies chauffe-plats.
(Ok, j'avais dit qu'on n'achetait rien pendant ce calendrier, mais là je veux parler des petits bougies chauffe-plat à 3 euros les 100 chez Casa/Hema/Ikea).
Bon, d'accord, je me moque un peu, mais mine de rien j'ai l'impression de passer une soirée spéciale, de prendre du temps pour moi, limite d'être en plein trip feelgood.
On a besoin du soleil sur notre peau pour fabriquer de la vitamine D (c'est pour ça que le Briton est bête et vote pour le Brexit: c'est parce qu'il manque de vitamine)(alors que dans le Sud, quand on vote pour le Front National c'est sans pouvoir blâmer notre cerveau mou)(ah ben zut en fait).
Mais il y a aussi de vrais articles scientifiques qui expliquent l'influence de la lumière sur notre moral.
A noter: il s'agit ici de lumière naturelle, ce que je raconte est donc différent, mais je trouve que ça aide quand même.
La lumière écrasante d'un plafonnier c'est vraiment dur, à la longue. Déjà, enrouler l'ampoule dans une grosse boule japonaise en papier aide pas mal. Mais c'est surtout multiplier les points lumineux qui change vraiment les choses. On peut avoir une ambiance très lumineuse, claire, avec des spots tournés vers un mur blanc par exemple (ça diffuse la lumière alors que si le spot reste dirigé vers le centre de la pièce il perd en intensité). On peut avoir des petits lumières tamisées et plus intimes si on préfère.
A la fin d'une journée passée à courir partout comme un lapin peureux, dans le métro et sous les néons, moi ça me calme tellement. 

Benny Goodman ~ If I had you

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samedi 16 décembre

Réaligner

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Metropolitan Museum - NYC - 2017

Il parait qu'il n'y a rien de plus agaçant que les gens qui te conseillent de faire du yoga à chaque fois que tu ne leur as absolument pas demandé leur avis (c'est-à-dire tout le temps).
J'en ai bien conscience mais HÉLAS, je vais quand même te faire partager mon expérience et essayer de te refiler un DVD à la fin.
En mode reloue-chiante. 
Et encore je me retiens.
Il y a des années de ça, quand j'étais vendeuse à temps partiel, en permanence en train de chercher un nouveau boulot (crois-le ou pas mais en 22 mois j'ai été en contact avec 18 jobs, avec à chaque fois entretien au téléphone, entretien en personne, second entretien, et toujours une réponse négative à la fin)(je craquais complètement)(un jour j'ai découvert que les étrangers qui, comme moi, étaient trop qualifiés et plein d'expérience vivaient exactement la même galère, mais ça ce fut après plus de deux ans à me détester et à me croire complètement nulle)(ça a laissé des traces: j'ai BEAUCOUP de haine pour les gens qui disent "quand on veut on peut", tu n'as pas idée).
Au milieu de toute ça, donc, une copine avait découvert le yoga, et ce qu'elle m'en avait dit m'avait beaucoup intéressée.
A l'époque: pas de sous. Je gagnais très exactement £785 par mois (je crois que je vais m'en souvenir toute ma vie), j'avais des horaires irréguliers (le soir, les weekends, et tout changeait d'une semaine à l'autre)... Cette amie avait acheté un pass de dix leçons à £20 sur Groupon, soit £2 la leçon, hein, mais il aurait fallu acheter un tapis, un legging, payer un ticket de métro pour me rendre sur place, et à l'époque même ça c'était trop cher. J'ai fini par acheter le DVD "Le yoga facile pour les Nuls" pour £3 sur Amazon et j'ai suivi les leçons en pyjama sur la moquette de ma chambre.
Il y a eu ensuite le second DVD, "Après le yoga facile pour les nuls", et j'ai appris plein de postures, et j'ai adoré.
Au bout de quelques semaines j'ai vu des changements importants, dans ma posture, dans ma façon de sentir mon corps, dans ma distance aux choses aussi. J'ai été bluffée de la façon dont j'ai réagit à certaines situations stressantes. Ce n'était pas tout rose, hein, être vendeuse et servir des cons reste la pire période de ma vie, mais j'ai vu un changement incroyable. C'était vers 2012-2013.
J'ai continué à faire ces quelques postures apprises avec le DVD et puis un jour j'ai eu plus de sous et cela fait maintenant deux ans que je fais du yoga avec une prof (dans un groupe, pas des leçons individuelles quand même) deux à trois heures par semaine. Je commence à être bien avancée, je tiens sur les mains et je fais plein de postures cheloues. Parfois, je sors de mon cours et j'envoie un mail à ma mère, pour la prévenir que j'ai fait la position du scorpion par exemple. Ma mère va taper ça dans Google puis elle me répond. 
"MAIS POURQUOI??".
Honnêtement, je n'ai pas de réponse, mais le yoga c'est le meilleur truc qui me soit arrivé ces dernières années.
Tu peux acheter le DVD sur Amazon (je n'aime pas Amazon mais il n'est plus édité ailleurs on dirait)(par contre maintenant il est un peu plus cher, va comprendre) ou tu peux tout simplement suivre ces video Youtube gratuitement.

Le Yoga Facile Pour Les Nuls FRENCH 1er niveau

Yoga Facile pour les nuls volume 2 (Part 1)

Yoga Facile pour les nuls volume 2 (Part 2)

On s'habitue très bien à la voix de la doubleuse française, promis. Et tout est tellement bien expliqué.
PS: Je précise, namaste et tout et tout, que jusqu'ici le volet "spirituel" du yoga me passe complètement à côté. Je ne juge pas, hein, si tu veux t'aérer les chakras eh bien fais donc, mais ce que je trouve dans le yoga c'est un bon remède pour ma scoliose, le moyen de faire un exercice très intense sans bouger de mon petit tapis et un peu d'aide pour un meilleur sommeil. Voilà.

 

1942 • Harry James & Helen Forrest • I've heard that song before

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vendredi 15 décembre

Cuisiner

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Metropolitant Museum - NYC - 2017

J'ai toujours bien aimé cuisiner (sans être particulièrement douée pour ça, laisse-moi te dire que les macarons matcha à l'espuma de fève tonka ce n'est pas pour demain sur ce blog)(et de toute façon c'est sans doute très mauvais).

Mais cuisiner c'est aussi prendre soin de soi, et ça n'a rien à voir avec l'équipement de ouf en cuisine ou le prix des ingrédients, c'est plutôt le soin qu'on arrive à mettre dans le choix des quelques épices, le temps qu'on arrive à prendre pour déguster.
Ca vaut le coup de se poser pour analyser la façon dont on mange (je ne parle pas de régime ou de bonnes résolutions genre "je vais réduire le sucre", tu fais ce que tu veux) mais plutôt de se demander qu'est-ce qu'on aime, qu'est-ce qu'on se force à manger, qu'est-ce qu'on avait l'habitude de manger à une époque et nous manque maintenant, à quoi ressemblerait une semaine de repas idéale, etc.
Connais toi toi-même, tendance tartines et petits pois.
Moi j'ai réaslié que j'aime bien manger plusieurs jours de suite la même chose. Si c'est un plat sympa mais sans plus ça ne me dérange pas d'en remanger, si c'est un plat vraiment bon alors là ça m'aurait carrément embêtée de ne pas pouvoir en avoir plusieurs portions. Inutile de me faire remarquer que je suis bizarre, je vous rappelle que j'ai un blog où je parle avec des moutons imaginaires, alors je sais.
Ma grande spécialité ce sont les lasagnes végétariennes. J'en cuisine un énorme plat de 8 portions, et j'en emporte pendant une semaine et demie pour mes repas au travail. Ça sent bon, mes collègues sont jaloux, c'est beaucoup de joie dans mes tupperwares Ikea. Pour ça il faut un freezer, je te l'accorde, ou alors faire à manger de bien plus petites quantités à garder au frigo.
Ah, et si tu as une famille nombreuse, ton plat de 8 portions aura disparu en 6 minutes. Désolée.
Quand je mange chez moi j'ai une petite assiette rose, et des bols verts et gris assortis. J'aime manger dans des bols, pas juste de la soupe, je rappelle qu'on est en démocratie et qu'on mange dans ce qui nous fait plaisir.

Ikea assietteIkea bolIkea mug

J'arrive, parfois au prix d'efforts surhumains, à poser mon téléphone. Et à ne pas (trop) le regarder pendant que je mâche.
On est tous différents. Perso, j'aime bien avoir en stock beaucoup d'ingrédients (céréales, conserves, fruits en boite, épices). Bien sûr je fais des courses de frais plusieurs fois par semaine dans les mini supérettes qui jalonnent le chemin du retour du boulot, mais j'adore l'idée que j'ai plein de trucs à la maison, même si ça veut dire que mon unique placard de cuisine est plein à craquer et que j'ai même des trucs stockés dans ma chambre (je vis en coloc je rappelle, j'utilise l'espace comme je peux).
Ce dont je voulais parler aujourd'hui c'est que ça prend parfois très longtemps de se demander ce qu'on aime manger, DE S'INTERROGER SUR NOTRE IDENTITE GUSTATIVVE J'AI ENVIE DE DIRE (ouh la la, on m'a perdue), mais qu'il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses. Si tu préfères faire les courses au jour le jour, voire te faire livrer, si tu aime faire mijoter, si tu préfères les sandwichs, ça vaut le coup de prendre le temps, de temps en temps, de s'arrêter et de se demander ce qui nous fait plaisir.
J'ai eu l'idée d'écrire cette note parce que l'autre jour j'ai fait un risotto bien nul (si tu es italien, arrête de lire, tu vas te faire du mal pour rien).
Pendant que des carottes et des courgettes cuisaient dans mon panier cuit-vapeur, j'ai fait bouillir de l'eau, émietté un bouillon cube dedans, j'ai balancé du riz, j'ai remué quelques fois, et comme il n'y avait pas de couvercle et moins d'eau que d'habitude, l'eau s'est évaporée et je n'ai pas eu a égoutter.
Quand mon riz a été cuit j'ai ajouté les légumes vapeur, les courgettes ont quasi fondues ce qui a rendu le mélange crémeux, j'ai ajouté de l'huile d'olive, du sel et du poivre, et j'étais trop contente d'en manger un bol.
Les légumes et le bouillon étaient bio, le riz complet aussi. Comme je cuisine avec des ingrédients de base c'est assez facile de les trouver avec du goût dedans, après je n'achète pas trop de produits transformés bio parce que c'est quand même assez cher.
(Si tu es italien tu peux recommencer à lire, tu viens d'échapper à un terrible massacre culinaire et tu peux en être fier).
J'ai eu l'impression que j'avais fait quelques chose de plus sophistiqué que d'habitude (ce qui montre à quels points mes critères sont bas), j'en avais assez pour une autre assiette le soir même, je me suis sentie la reine du monde.
Et je me suis dis que si ça pouvait te faire rire t'aider à t'amuser en cuisine au lieu de prendre le moment repas pour une corvée de plus, alors ça aura été une bonne journée.
(Steuplé, viens partager tes super idées recette dans les commentaires, je veux entendre que je ne suis pas la seule à penser que les tartines de fromage bleu avec des feuilles de salade à côté c'est en fait un truc bon et sophistiqué).

"Five Foot Two, Eyes of Blue" (Art Landry, 1925)

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jeudi 14 décembre

Trier

photo 3

Natural History Museum - NYC - 2017

Je ne m'intéresse pas à la mode.

Pour être honnête, elle ne s'intéresse pas à moi non plus.

Par contre, j'aime bien les couleurs. J'aime bien (allez-y, jugez-moi en toute mesquinerie) le principe du patchwork. Je trouve ça fascinant de voir que deux tissus, mis côte-à-côte, en créent un troisième. Il se passe quelque chose, quand on associe les couleurs, les motifs, assortis ou complémentaires, qui relève de la vraie création. Et j'aime beaucoup ça.
Jean Sebastien Bach avait créé le concept de "je fais jouer deux mélodies, leur rencontre en créé une troisième".
Moi pareil, mais avec des tissus à fleurs vintages trouvés sur eBay, telle une Laura Ingals de la dentelle aux enchères. (Un jour j'ai créé un super dessus de lit, j'ai tout cousu et repassé et rembourré, le résultat est chouette et ça m'a rendue super fière parce que je ne m'en croyais pas capable)(on a les challenges qu'on peut).
Quand vous aurez fini de rire, sachez que récemment j'ai rangé, trié, dépoussiéré mon armoire.
Un tri drastique et fabuleux, où j'ai jeté ou donné énormément d'habits (un jour je te raconterai, mais j'ai perdu énormément de poids, quatre tailles de fringue quand même, et il n'y a que très peu de trucs que tu peux porter avec quatre tailles en moins: les chaussettes et les écharpes en fait).
Bon, je ne vais pas t'encourager à perdre tout ton lard, surtout que si tu fais déjà du 38 tu vas risquer ta vie quand même, mais passer plusieurs heures -réparties sur trois weekends, par exemple- devant ta penderie, à essayer des tenues, à écarter ce qui est vraiment trop vieux, trop moche, trop usé, qui gratte, qui coince, que tu n'as plus mis depuis 2002... Donner ce qui est encore portable, jeter le reste. Et respirer.
Ça m'a surpris, je ne m'attendais pas à être heureuse devant mon armoire tous les soirs, en associant un jean, un t-shirt, un gilet, une écharpe pour le lendemain. (C'est à peu près comment je m'habille 90% du temps, ça me permet d'avoir des couches à mettre ou enlever, pour survivre aux changements de classes et de bureaux, et comme j'assortis les couleurs ça me permet de prétendre que je ne suis pas toujours habillée pareil).
En fait, ce qui me réjouit dans cette nouvelle activité, c'est d'avoir renversé ce qui était une obligation (m'habiller pour ne pas sortir cul nu dans la rue) en quelque chose de marrant. Redécouvrir mon vieux pull de 1999 (ceci n'est pas une blague, je porte du vrai vintage acheté à la Camif quand on était encore en francs, je vous vois bien frétiller de jalousie derrière vos écrans vous savez), me dire que j'ai bien fait de garder cette étole à 5 euros du marché, qui est du même bleu que ce t-shirt Marks and Spencer acheté le mois dernier.
C'est nouille mais j'assume, c'est mon (absence de ) style et le confort primera toujours, mais j'ai l'impression de plus choisir ce que je porte, de ne pas m'habiller par défaut et par dépit, et ça a plus amélioré ma vie que ce à quoi je m'attendais.

Glenn Miller & his Orchestra - Moonlight Serenade (audio)

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mercredi 13 décembre

Déconnecter

photo 6

Upper West Side - NYC - 2017

Il y a quelques semaines, c'était la fin de mon abonnement internet avant l'heure, et j'avais 48h devant moi sans data. J'aurais pu dépasser mon forfait, bien sûr, mais je file déjà beaucoup trop d'argent à ces imbéciles de chez Vodafone, alors il était hors de question de payer un supplément.

Résultat, pendant 48h, j'ai uniquement utilisé le wifi sur mon smartphone.
C'était deux jours au boulot, là où je n'ai donc pas accès à de l'internet gratuit (chez moi je n'aurais pas vu la différence), et je n'ai pas pu lire mes tweets, consulter Facebook, poster sur Instagram, vérifier où j'allais avec CityMapper, contrôler mes stats de FitBit, consulter mes comptes bancaires en ligne, checker la météo, regarder des videos Youtube et rafraichir ma page Gmail entre 7h30 et 21h.
C'était horrible. Mais c'était bien.
Depuis, j'y repense souvent, et parfois je me force à laisser mon téléphone dans son tiroir pendant mes pauses. Mais je tiens généralement dix minutes avant de me jeter dessus.
Sauf que permets-moi de te dire que je fais des progrès.
Car maintenant qu'on est tous connectés comme des rats, les articles qui expliquent pourquoi déconnecter est vital fleurissent.
Cet article, au passage, m'a particulièrement énervée.
Quand je vois la frénésie stupide avec laquelle mes élèves les plus en difficulté ne peuvent pas lâcher leur téléphone (ils sont formellement interdits dans toute l'école, il y en a donc partout) et combien mes élèves qui réussissent gardent leurs appareils au fond de leur sac, je ne suis que rage.
Mais c'est un autre débat.
Pour me déconnecter j'ai donc essayé des petits trucs, et parfois ça marche.
J'ai réorganisé mon téléphone, pour que mes icônes "réseaux sociaux" soient côte à côte.
Je les ouvre l'une après l'autre:
- Twitter, plutôt pas mal de choses à lire et qui parfois m'interpellent ou m'agacent
- Instagram, avec les dizaines de comptes de teckels que je suis (même pas honte)(tu as la version chatons ou bébés okapis si tu préfères), ça me calme et me fait décompresser. (Je ne retrouve pas le lien mais j'ai lu un article il y a longtemps qui expliquait qu'en faisant regarder des photos de bébés animaux à des travailleurs à intervals réguliers leur stress diminuait et leur productivité augmentait)(je fais donc ça pour le bien de ma boîte, bon sang!)
- Facebook, que je n'utilise plus trop, mais en ayant gardé uniquement mes amis je n'y lis que des trucs sympas, et la tension retombe.
Je suis une pro de la fonction masquer. Dire ça ne me fera pas gagner le Prix de la Meuf la Plus Sympa de la Galaxie, mais j'ai fini par me résoudre à l'évidence: ma capacité à me prendre le chou pour un rien est égale à la distance Terre-Pluton et retour, alors plutôt que de me brouiller avec les gens (qui parfois ne disaient rien de bien méchant, mais la communication par écrit passe souvent mal), je masque et mute de façon diplomatique. Si vous faites la même chose avec moi je ne vous en veux pas, j'ai découvert la fonction trolling sur Twitter récemment, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais je suis sûre que c'est agaçant. *smiley sarcastique*
Ah oui, et j'utilise tellement de smileys et de hashtags pas drôles que je devrais être interdite par la commission européenne du bon goût. #DésoPasDéso #HinHinHin
Je m'interdis mon téléphone après 21h et avant 7h30. C'est-à-dire que je le pose le soir et m’empêche de l'utiliser à cause de la vilaine lumière bleue.
Le matin, quand le réveil sonne, je fais de mon mieux pour ne pas me jeter dessus, je ne me reconnecte qu'à 7h30, quand je suis dans le bus et n'ai rien d'autre à faire.
(Ok, ok, ça c'est encore en progrés, mais j'y travaille très fort).
J'ai désactivé toutes les notifications, plus rien ne s'affiche sur mon écran de veille, et ça me fait un bien fou.
Je dois aller dans les applications pour vérifier sir quelqu'un a communiqué avec moi, et comme je ne suis pas médecin urgentiste jusqu'ici personne n'est mort parce que je n'avais pas cliqué sur "répondre" à temps. Par contre je me saisis maintenant de mon téléphone avec joie, plutôt que de cliquer frénétiquement sur chaque notification pour la faire disparaître, et ça change tout.
Bien sûr mon téléphone est sur silencieux, je suis allergique au bruit. Je sais que ce n'est pas toujours possible, si tu attends un appel urgent ou si tes gamins doivent pouvoir te joindre. Mais garder les notifications sonores uniquement pour les fonctions urgentes (mails et Whatsapp par exemple), devrait faire se calmer ton téléphone, et ce serait déjà pas mal.
Et toi, c'est quoi tes astuces? (Oui, aujourd'hui j'ai besoin d'aide, please)(smiley qui fait les petits yeux du Chat Potté)(Hashtag Bisous).

Dave Brubeck - Take Five

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lundi 11 décembre

C'est décidé, j'ouvre un blog "Bien être"

photo 1

Natural History Museum - NYC - 2017

Nan mais allez-y, moquez-vous, hein, mais ces derniers temps j'ai BEAUCOUP réfléchi à la façon dont j'ai changé certaines choses dans ma vie, combien certains détails m'ont aidée à aller mieux, alors en ce mois de décembre moche et boueux j'ai décidé d'agir.

Tant pis pour le calendrier de l'Avent que je m'étais auto-promis, je réduis ma production à douze jours. C'est ça le bonheur aussi: se détendre du slip et accepter qu'on ne sera jamais parfait, qu'un peu c'est mieux que rien et qu'on n'est pas des machines. Sans blague.

The Twelve Days of Christmas, comme disent les Anglais.

Douze propositions, idées, réflexions ou actions, douze façon de changer les (petites) choses pour améliorer le quotidien, sans nécessairement mettre la main au porte-monnaie (c'était la consigne que je me suis donnée). Parce qu'en ces jours de dépenses pas souvent agréables (ça me rend folle de savoir que des gens souscrivent à ces crédits Cetelem juste pour couvrir le coût des cadeaux) j'ai eu envie de collectionner des idées qui seraient durables et aideraient vraiment à aller mieux, qui seraient accessibles et ne feraient pas dépendre notre niveau de bonheur à la taille de notre découvert.

Du blog de hippies, donc, du blog qui compte très fort sur ta participation, parce que je débute complètement dans le domaine de la bougie parfumée (rhaaa, je plaisante, je déteste ça!). Un blog qui est bien décidé à aller chercher les solutions là où elles se trouvent. Sous notre nez, oui, voilà.

Chaque jours jusqu'à Noël, en començant ce mercredi, je vais donc me transfomer en spécialiste du cocooning, en experte du slow down, avec le moins de mots anglais possible, parce que simplement en me relisant j'ai envie de m'auto-coller des baffes, on va en profiter pour se vautrer dans le well being comme des petits lapins.

Stay tuned, les gens.

 

Irving Aaronson - Lets Misbehave - 1928 Cole Porter Collection Version

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vendredi 24 novembre

Black Friday et petits moutons

Bien évidement, en tant que punk hardcore révoltée par la société de consommation je méprise de tout mon être ces opérations à grande échelle qui nous poussent à consommer avec une indécence chaque année un peu plus inégalée. Boooouh, le capitalisme! Pas beau!

Cependant euh... ahem... Sans rien renier de mes convictions, hein, pas de ça chez nous, tu savais que l'éditeur en ligne chez qui j'imprime mes cartes postales refait des prix sympas? Ce qui me permet de reprendre des commandes jusqu'à dimanche soir??

(Parce que si je payais les cartes postales au prix normal ça se répercuterait sur les prix de ma boutique et ce serait trop je pense).

Du coup, si tu n'as pas pu commander la dernière fois, ou si tu souhaites acheter un set de mini cartes, ou un carnet d'autocollants qui te manquait... Tu peux! N'hésite pas à modifier ce que tu avais choisi, si tu as changé d'avis. 

Regarde ces autocollants, comme ils chatoient! 

autocollants

Regarde ces mini cartes, comme elles scintillent! 

 

mini cartes

Regarde la collection de cette année, comme elle a de l'allure!

cartes 3

Les prix? 1,70 euros la carte (livrée avec une enveloppe rouge assortie).

Celles des années précédentes que tu peux trouver en cliquant ici sont à 1,50 euros (avec une enveloppe aussi).

Les autocollants coûtent 6 euros le carnet de 90. (30 designs différents, 3 exemplaires de chaque).

Les mini cartes coûtent 4,50 euros le paquet de 25. (25 designs différents)

Je calculerai ensuite les frais de port mais c'est du tarif lettre donc ça va.

Pour passer commande, un petit mail à clafoutissimo[@]gmail.com, ou un commentaire sous cette note de blog!

Sur ce je te laisse méditer sur ta commande en compagnie de cette photo de Chiquito El Guapo. (Car si tu ne suis pas mon compte Instagram tu rates des tas de photos de ce chien magnifique, et c'est terriblement dommage).

 

chiquito

Posté par _ Aurelia _ à 10:30 - Commentaires [4] - Permalien [#]
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